Tu vois le genre ?

Ce poème hermétique a été écrit pour Pierre. Celui qui a la corde au cou. Il se reconnaîtra.

Je rêve d’une alcôve, face au planisphère,
Où goûter un goulash et diverses délices.
Trinquons près du tajine, comme en une oasis
– Un des antres cis dans le lointain hémisphère.

Passez donc la thermos : voulez-vous chaud ou froid ?
Prenez dans le clair alvéole un tubercule…
Horreur ! Un leitmotiv (je vois le tentacule
De vos cruelles amoures autour de moi)

Vient dans cet intervalle. Avancez, je recule…
Les soldes sont venus, je vends tout mon barda !
Mes fastes féminines sont de peu de poids.
Une drachme suffit – ou votre adieu, Hercule.

Stop ! Ou j’ôte de votre viril obélisque
Son testicule droit. Hideuse apocalypse !
Vous n’aurez nul éloge, et aucun chrysanthème.

Ô séquelles affreuses ! Tant pis, car au fond j’aime
Mieux les effluves noirs de vos derniers clopes
Que vos viles ambages, odieuses équivoques.

. . .

Tentant est l’aparté, par ce clair interstice…
L’apogée est atteint. Finis, tous ces déboires !
Un entracte est requis. Sur ma noble écritoire
Scellons, par une épître, un sublime armistice.

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