Fatras des ruines

La maison aura disparu :
Les ronces rongent la chaumine.

La maison aura disparu.
Personne ne s’est aperçu
Que sa façade eut triste mine.
Les ans et les autres ont vu
Gauchir sa charpente pentue,
La cheminée, courber l’échine.
La pierre est polie par la bruine,
Et les volets sont rabattus.
Le long des murs qui dodelinent,
Le lierre, lui, est accouru.
Les ronces rongent la chaumine.

05.03.05

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *