Le soir où j’ai dit : je pars

Le silence était étonnant

Mon existence allait de soi
– allait où ? je ne sais pas –
alors que j’y étais arrivée par hasard
j’ai attendu des ans des ans à être là
conscience d’inconscients, tout le souci en soi
et puis j’ai murmuré ni trop tôt ni trop tard

Le silence était étonnant

Eux qui se reposaient souvent n’écoutaient pas
je les enviais d’oublier leur propre poids
ils attendaient un chef convergeaient leurs regards
leur confiance est un piège. Non il ne faut pas
se croire indispensable – on me remplacera.
pour eux pour moi le souvenir sera sans fard

du soir où j’ai dit
– le silence étant étonnant –
je pars

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