Pantoum baudelairien

J’aime un homme assoiffé de vie et de ses rêves
Il respire la nuit toujours il va créant
Et ne rejoint la chambre qu’au matin naissant
Sur mon coeur en sommeil un grand soleil se lève

Il respire la nuit toujours il va créant
Puisant aux lendemains une puissante sève
Sur mon coeur en sommeil un grand soleil se lève
Mes ombres se dissipent son aube me prend

Puisant aux lendemains une puissante sève
Il aspire à comprendre ce qui fut avant
Les ombres se dissipent son aube me prend
Il ne renonce pas ses arrêts sont des trêves

Il aspire à comprendre ce qui fut avant
Et ce que sont les autr(e)s ou tout ce qui le grève
Il ne renonce pas ses arrêts sont des trêves
La liberté n’a pas de plus fervent amant.