L’héritage de Harry Potter

Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé / RowlingCertains verbes ont l’aimable subtilité d’admettre deux constructions ; Jean-François Ménard, traducteur de J.K. Rowling, attire notre attention sur ce point de plaisante façon dans le tome 6 des aventures d’un jeune et célèbre sorcier à lunettes.
En effet, au troisième chapitre de Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé (p.58 pour les détenteurs de l’édition Gallimard de grand format 2005), Albus Dumbledore vient trouver Harry chez les Moldus qui l’hébergent, afin de faire le point sur ce que Sirius Black (parrain de Harry) lui a légué.

« Je dois t’annoncer que le testament de Sirius a été découvert il y a une semaine et qu’il te lègue tout ce qu’il possédait (…). Pour l’essentiel, c’est assez simple. Tu ajoutes ainsi une quantité d’or raisonnable à celle que tu possèdes déjà chez Gringotts et tu hérites tous les biens personnels de Sirius. Le seul point légèrement problématique de cette succession… (…) c’est que Sirius t’a également légué le 12, square Grimmaurd.
Il hérite d’une maison ? demanda l’oncle Vernon »…

Alors : hériter quelque chose ou de quelque chose ? Il faudrait choisir.
Et bien, non. La langue française ne nous y oblige pas. Le dictionnaire est d’une clarté qu’on ne peut mettre en doute : c’est un verbe intransitif, ou transitif direct ou indirect ! Pour résumer, on dirait qu’hériter donne tous les droits.

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