La période blonde

Couverture du roman Blonde de J.C. Oates
Éd. Stock, 2000

Pas sûr que Blonde soit la porte d’entrée idéale dans le monde vu par Joyce Carol Oates. Mais le nom de cette romancière américaine revient plus que souvent dans les conversations en médiathèque ou en librairie. À un moment donné, il faut y aller : pousser la porte du cabinet du château de Barbe-Bleue, se laisser fasciner, être effaré(e), se perdre.

Le nom de cette blonde, tout le monde le connaît. Qui elle était, sa personnalité, personne. Même pas elle-même. Nous, bêtement sous le charme, ne pouvons que plaider coupables : complices dans la société de consommation artistique, acteurs de la starification, nous voilà amenés à contempler les désastres causés par notre idolâtrie…

Livre épouvantable écrit avec une lame de rasoir & comme s’il y avait urgence avant que le sang ne sèche, Blonde est un pavé dans la mare des illusions de la célébrité.

Blonde / Joyce Carol Oates ; trad. de l’anglais (États-Unis) par Claude Séban – 850 p. – Stock, 2000 (Livre de Poche, 2013 – 10,90€).

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