Il est bon d’avoir à soi quelque chose…

La 7e citation est de Paul Claudel (1858-1955).

Il est bon d'avoir à soi quelque chose pour le donner.
Extrait du livre "L'Otage".

La construction même de la phrase appelle le lecteur à la réflexion. Une virgule fantôme en sépare le dernier segment ; le parallèle avoir/pour donner n’en est pas moins sensible. La simplicité des termes ouvre à la multiplicité des interprétations : « il est bon »… Bon moralement, bien, ou alors satisfaisant, agréable ? Ah, Claudel et ses aphorismes façon versets bibliques !…

Extrait de "Je t'ai vu !", par Mireille d'Allancé (Ecole des Loisirs)
Ill. de base : Mireille d'Allancé ("Je t'ai vu !", Ecole des Loisirs)

La gourmandise nous rend pingres. C’est notre part, pas celle de notre voisin ! Le personnage humain de l’illustration semble décontenancé par la demande de la souris. On ne sait pas s’il va pouvoir lui en donner (ce n’est d’ailleurs pas la gourmandise qui l’en empêche, mais le sens du devoir. Ce gâteau de profiteroles est destiné à une grand-mère.)… En tous cas, s’il pactise avec la souris, ce sera pour lui donner un morceau, et non pour le lui vendre ou lui prêter avec intérêts – ce qu’auraient sûrement fait les deux personnages du tableau de Quentin Metsys (1466-1530?) représentés sur le timbre.

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