Les rêves, on peut les suivre

L’article que je rédige aujourd’hui est le premier d’une série de 30, exactement.
Il y a bientôt deux ans, un immense ami fêtait ses 30 ans. A personne exceptionnelle, envoi exceptionnel. J’ai entrepris de lui communiquer 30 citations éclairantes (enfin, à mon avis) ; chacune de ces phrases d’anthologie lui parviendrait dans une enveloppe adaptée et créée tout spécialement.
L’élaboration m’a occupée pendant un bon moment (entre quatre et six semaines). Une fois les paroles choisies (extraites d’une collection personnelle, mais aussi du bon site Citations du Monde), il fallut les mettre dans un ordre cohérent et les illustrer en piochant dans une réserve de papiers divers et variés.
Au final, mon ami reçut un pli chaque jour – sauf le dimanche, bien sûr – pendant un peu plus d’un mois. Son facteur a cru devenir fou.

Voici le premier envoi de la série.

Les rêves, on peut les suivre.
Format 10x15 cm (carte postale) - Papier jaune 80g

Clifford Possum Tjapaltjarri était un peintre aborigène. Cela explique sans doute la simplicité avec laquelle il parle du rêve.
Cette citation était aussi valable pour mon ami que pour mon projet : lui pouvait croire que je lui réservais une surprise, et moi, je pouvais croire au succès de mon idée jusqu’au bout.

Gravoche rêve / Marine d'Antibes
Illustration de base : Marine d'Antibes

L’illustration onirique (et d’une illustratrice dont je ne trouve malheureusement plus trace aujourd’hui) qui a servi de base à l’enveloppe ci-dessus était tirée du catalogue d’un salon d’illustrateurs des années 80.
Le jeune garçon n’est autre que Gavroche, le titi des Misérables de Victor Hugo. J’aimais ce visage malin, plein d’espoir, cette main tendue vers la femme dorée ou tendant l’oreille. J’ai vu en lui toute l’attention du monde.
L’adresse est en écriture anglaise simple (encre marron).
Et enfin, le timbre semble signaler que le domaine des rêves est un « site à protéger »…

2 commentaires sur “Les rêves, on peut les suivre

  1. Je ré-essaie de vous joindre, ignorant si mon message précédent est passé.
    L’illustratrice de Gavroche dont vous ne trouvez malheureusement plus trace était mon épouse, Marianne de Grasse (pseudonyme d’édition « Marine d’Antibes), décédée des suites d’un cancer en 2007. L’essentiel de son travail publié l’a été chez Grimm Press à Taiwan, mais il y a eu des accords avec notamment la maison Calligram pour des publications en français. Malheureusement, à ma connaissance, cela ne s’est pas fait pour ce qui concerne l’adaptation des Misérables dont la publication en Chine date de 1998.
    Cela m’a touché de voir une de ses images faire ainsi écho et être employée à titre de « bouteille à la mer ».
    Bien à vous.
    YM Frippiat, Sart-Eustache, Belgique.

  2. M. Frippiat,
    Merci infiniment pour vos deux messages, qui m’en apprennent davantage sur l’auteure de ces images magnifiques. Aujourd’hui, j’ai le regret de ne plus avoir sous la main le catalogue d’où j’ai tiré ce Gavroche… Il ne m’est pas possible de vous en dire plus.
    Vous apportez des précisions à cet article (le catalogue répertoriait des créateurs d’oeuvres parues dans les années 90 vraisemblablement, et non des années 80) et je vous en suis très reconnaissante.
    Votre épouse avait beaucoup de talent… Actuellement, on peut encore trouver un livre des éditions Calligram avec ses illustrations. Il s’agit de Roméo et Juliette : un opéra de Gounod.
    C’est un bonheur pour moi que cette « bouteille à la mer » ait été découverte – qui plus est par une personne qui a intimement connu une des artistes dont j’ignorais tout ou presque…
    Bien à vous,
    ALB

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